Jake Shaft


21 août 2006

Et toi t'aimes comment?


J'ai cette amie, au sourire mutin. Elle fait partie de ces trentenaires célibataires. Celles qu'on assimile à une communauté dans les media. Celles dont le rêve est de se trouver un homme pour ne pas finir seules à pleurer devant pretty woman en mangeant un pot de "chocolate therapy" à la cuillère à soupe. Celles qui croient que Sex & the City est une série qui se termine bien. Non Lola n'est pas comme ça. Pour elle l'amour dans les films n'est qu'un prétexte à histoires. Pour elle l'amour c'est d'abord l'instant. Le mec de cette nuit, à la peau douce et au sexe accoutumant était l'amour. Le vrai. L'immédiat. Celui qui ne trompe pas. Pourquoi vouloir l'apprivoiser? pour pouvoir penser que l'on sera aimé toute sa vie durant? Illusions. Charlotte refuse de simuler. Elle l'aimait bien hier soir. La pénombre lui donnait un air sexy, puissant. Ce matin il veut l'embrasser. Elle, veut son café. Elle se lève, enfile une culotte et quand elle sortira de la douche, il ne sera plus là. Avant ça leur convenait. Maintenant de plus en plus veulent s'incruster pour le petit-déj. Ou pire encore, certains osent la rejoindre sous la douche. Lola n'aime plus le lendemain. Parfois elle aime encore et se sent attachée. Elle appelle alors son travail, prend sa journée et passe un peu de temps avec lui. Pour le découvrir un peu plus. Ils regardent des films sous la couette, cuisinent ensemble, se posent beaucoup de questions bêtes comme "chien ou chat?". Jusqu'au moment où la magie se tasse un peu. Il rentre chez lui. Et quand il la rappelle, elle a moins envie de le voir. S'il insiste elle peut trouver ça charmant, mais elle ne fera pas d'effort. Parce que la vie est bien trop courte pour s'emmerder avec ça. Elle voit un charmant jeune homme dans le métro et ose l'aborder. Elle fait partie de ces gens-là, Lola. Parce qu'aimer c'est d'abord partager un "moment d'égalité sentimentale". Lola aime posséder. Lola est indépendante au sens le plus aigu du terme. Lola aime peut-être au sens le plus juste du terme. Lola, je la trouve bizarre.

13 août 2006

Radio de l'Aoûtomne


Hop là c'est l'hiver alors on change sa radio.
Si vous voulez encore profiter de mon été, rendez-vous ici.
Sinon allez donc écouter quelques trucs qui tournent chez moi en ce moment.

Gnarls Barkley - "Gone Daddy Gone" : extrait du surestimé "St. Elsewhere", voilà un des rares titres d'un groupe excitant sur le papier mais ennuyeux à écouter qui réussit à me faire bouger les pieds.

Sambassadeur - "New Moon" : encore une chanson du groupe suédois. On dirait du Belle & Sebastian, mais on s'en fout ça fait autant plaisir à l'oreille. Extrait du très bon "Sambassadeur".

The Pipettes - "We Are The Pipettes" : une redite aussi, mais bon les Pipettes ça nous rappelle le soleil, les clopes en terrasse, les chorégraphies dans des parcs. Alors voilà la chanson qu'elles font en fin de concert et en début d'album.

Tegan & Sara - "More For Me" : rien de bien nouveau, puisque ce titre est extrait de leur premier album (plus ou moins introuvable) "Under Feet Like Ours" sorti en 99. C'est toujours aussi bon. Si vous aimez Tegan & Sara, regardez la saison 1 de Grey's Anatomy. Huh.

Camera Obscura - "I Need All The Friends I Can Get" : on revient à du plus actuel avec les copains de Candy Cane. Collectif écossais mené par la coquine Tracyanne Campbell qui se trimballe avec un walkman pour pouvoir écouter des trucs (hautement recommandés par ici) comme Final Fantasy, Tilly and the Wall, Jens Lenkman, The Concretes, The Tiny, ou encore...

Peter, Bjorn and John - "Young Folks (Beyond the Wizard's Sleeve Remix)" : et on redevient sérieux et on écoute un peu de suédois. Remix d'un délicieux original tiré de l'excellent "Writer's Block", rien à dire de plus qu'écoutez donc un peu (beaucoup?) de pop suédoise pour égayer votre mois d'août pourri.

Zeigeist - "Tar Heart" : restons au pays des Krisprolls avec Zeigeist, basé à Göteborg (à cause de l'athlétisme vous ne pouvez plus prétendre ne pas savoir où ça se trouve, alors arrêtez donc cette mauvaise foi). Souvent comparés à The Knife, ils sont pourtant un peu plus ancrés dans les années 80. Et assument complètement toute ressemblance avec une mélodie de Kate Bush dans l'une de leurs chansons.

Pink Grease - "Ordinary Girl" : éloignons-nous du génie avec le groupe anglais Pink Grease signé chez Labels. Ils ont un peu de mal à faire parler d'eux, ce qui est un peu normal puisque rien d'extraordinaire à l'horizon, si ce n'est ce single.

The Gossip - "Are U That Somebody" : je ne devrais plus les présenter, pas mal en parlent depuis quelques mois déjà. The Gossip orginaire de Portland (Oregon), reprend une chanson d'Aaliyah. Plutôt marrant.

Los Campesinos! - "You! Me! Dancing!" : ma petite révélation de ces derniers mois. Ils viennent de Cardiff, ils sont 142 (à moins qu'ils ne soient 7) et plutôt doués. Je suis objectif je sais.

Noblesse Oblige - "Daddy" : duo franco-germanique basé à Londres, électrotrash pour kékés en mal de sensations fortes. Moi ça me fait sourire, je dois pas être très sain.

Rose Royce - "Car Wash" : un tour dans les années 70 pour célébrer LA chanson discofunk la plus réussie de tous les temps. Si si.

The Carpenters - "Close To You" : on reste dans les pattes d'éph pour cette fois-ci décerner le prix de la chanson la plus cucu du monde.

Al Green - "Tired Of Being Alone" : le révérend le plus cool du pays de l'oncle Sam.

Say Hi To Your Mom - "Let's Talk ABout Spaceships" & "Blah Blah Blah" : des p'tits gars from Brooklyn. Je vous recommande le fraîchement sorti album "Impeccable Blahs" (sur le lequel vous ne trouverez pas "Let's Talk About Spaceships" qui est une vieillerie). Un de mes chouchous.

Yaya - "Be My baby" : reprenant un classique des Ronettes, David-Ivar, frère du groupe Herman Düne, livre ici un extrait du projet "Yayahoni sings his favorite tunes in the morning" disponible sur le site d'Herman Düne.

PS: j'ai mis un bidule lastfm en bas de page, ça te dit ce que j'écoute quand je me cure le nez, mais je sens que (comme mon pote arty l'a fait) je vais vite le virer.

09 août 2006

Beuh saison 2


Je ne sais plus si j'ai parlé de la série Weeds dans ces colonnes. Ce n'est pas grave des milliers de blogueurs ont dû en parler pour moi de toute façon. Tout ça pour dire que Weeds c'est bien. Plus que bien c'est intelligent, drôle, fin, émouvant, absurde, excessivement bien joué. Le format court donne du rythme et frustre parfois. Dans la distribution, Mary-Louise Parker (Fried Green Tomatoes, Angels in America, The West Wing) tient le rôle principal. Jeune veuve et mère de 2 garçons, elle survit en dealant de l'herbe dans sa banlieue américaine proprette. La saison 1 contient 10 épisodes de 30 minutes chacun. La saison 2 en contiendra 12 et commence le 14 août prochain. Le temps pour vous de vous mettre vite-vite à la série la plus glop du moment (ouais, devant mon chouchou-House). A noter que la série a été acheté par Canal+ en avril dernier pour une diffusion dès le 7 septembre prochain, juste à la suite de la saison 2 de Desperate Housewives...

Extrait de la saison 1 (VO)

08 août 2006

Conflit de génération #01
Oui en 1985 j'avais 5 ans. J'ai connu la toute fin de Casimir. Mais surtout Récré A2 et ses animateurs qui font la part belle à la création de fictions et autres chansons. Il a fallu que j'attende mes 7 ans pour zapper sur TF1 et voir la toute première émission du Club Dorothée. Oui oui la Dorothée qui s'appelle en fait Frédérique, qui vendra 17 millions d'albums et qui remplira 50 fois Bercy en 6 ans. Les heures de gloire des programmes jeunesse de TF1, dont Ségolène Royal -en mal de reconnaissance- fera son cheval de bataille politique, se sont achevées en 97. Dix ans de parodies, de chansons nunuches, de sitcoms débiles et de comédiens ratés. Restaient les dessins animés parfois de qualité, souvent franchement bâclés. Ainsi Dorothée n'avait pas l'exclusivité de tous les bons dessins animés puisque sur FR3, dès octobre 81 puis rediffusé à tout va, arrive Ulysse 31. L'ami Matoo m'a rappelé ces aventures mythico-spatiales largement inspirées de Star Wars et de 2001 l'Odyssée de l'Espace. Voici donc les 2 génériques de la série de 26 épisodes. Le premier, "Ulysse", étant l'original de 81. Le second, "Ulysse revient", celui créé à la va-vite pour la rediffusion de 1983. Bonne Madeleine.