Jake Shaft


31 mars 2006

La semaine passe vite

photo : TheHours de Juliette Robert

Quand on a passé 5 jours de suite à Manchester, UK.
Quand on a traîné dans les soirées poprock anglaises.
Quand on s'est fait draguer par un gorgeous-indie-boy.
Quand on découvre les magasins de disques d'outre-manche.
Quand on va au concert de Skin, qui se jette 2 fois dans la foule excitée d'une salle plus petite que la boule noire.
Quand on se fait arrêter dans une rue d'Angleterre parce que "wow! your hair is great!" (because i'm worth it).
Quand on rencontre un délicieux mélange lesbien entre Patsy et Edina qui adore Ladytron.
Quand on se fait prendre en photo pendant un before à Manchest'a.
Quand on dépense tout son découvert autorisé dans des fringues, des chaussures, de l'alcool, des concerts.
Quand on a un emploi du temps de ministre à son retour de congés.
Quand la meilleure amie débarque dimanche de Londres pour une journée de racontage de vie.
Quand on rencontre un blogueur du nord à ses heures perdues.
Quand on écoute Nothing But Green Lights de Tom Vek ou le remix de Mushaboom de Feist par The Postal Service (listen to my Lala-Box).

27 mars 2006

Beauf Academy


"Hétéro beauf".
L'expression a été dans la bouche de toute bonne pédale du marais. Comme si le vulgaire, le trivial, le ringard, le so-outdated était l'apanage d'une sexualité.
Et bien ouvrons les yeux un moment et regardons d'un peu plus près la "communauté" homosexuelle. Regardons ces si belles soirées au banana café, où se cotoient les vedettes. Ah mais oui ma bonne dame : Régine, Marlène, Loana, Benjamin-des-Queer (si vous ne le situez pas, google est votre ami), ou encore Jean-Marie Bigard (oui, celui qui met des strings sur des cerveaux). Le haut-de-gamme de la finesse, bien entendu. Regardons aussi ce merveilleux nouveau magazine qui arrive le 29 mars dans vos kiosques : "Coming". Oui le nom doit vaguement vous rappeler un anglicisme généralement utilisé dans "QUOI mais t'as pas encore fait ton coming-out ma chérie?". Bref ce nouveau magazine (bimestriel), rassemble dans ses colonnes la fine fleur de la pédé-intelligencia parisienne. Parce que, citons le communiqué de presse, "l'atout de Coming c'est aussi les personnalités qui deviennent chroniqueur pour vous". Oui des personnalités. Et là votre curiosité de lecteur de Closer prend le dessus. Mais qui sont-elles? Et bien vous n'allez pas être déçus :
- Alain Bouzigues : acteur homosexuel dont la prestation du pédé-follasse de Camera Café n'a pas pu vous laisser indifférent. Vous pouvez aussi juger de ces capacités d'acteur dans Totale Impro si c'est toujours à l'antenne de M6.
- Xavier Anthony : un autre repêché des "Queer..". On se demandait d'où il sortait ce faux cuisinier gay. Et bien après enquête, on a pu le voir en 1990 copiner avec Lio dans une boîte has been du sud de la France.
- Tonya : avec un prénom d'actrice porno à french manucure, vous vous doutez bien que c'est un personnage haut en couleurs. Après avoir chanté "Let me be a drag queen" en 95, elle se lance dans une carrière de squatteuse des media ("C'est mon choix", "Vis ma vie",...). Rançon de la gloire, elle devient l'icône de toute une génération, ah non ça c'est ce qui est marqué dans sa bio. En vrai elle traîne dans les boites à pédés pour chanter son unique tube histoire de se sentir aimée.
- Brigitte Boréale : ou Philippe sur sa fiche d'état civil. Journaliste transgenre dont je n'ai toujours pas compris le talent mais dont les passions sont le sport et la féminité. Pourquoi pas.
Tout ça ne serait rien sans une maquette ultra-cheap, des invités tellement sexys que c'en devient insoutenable (amanda lear, dave, nolwenn leroy, bruno solo dont on se demande ce qu'il fout là si on se rappelait pas sa collaboration avec Alain Bouzigues...). Bref encore de grands moments de lecture gay à venir. Comme si on en avait pas assez de tous ces homos beaufs.

17 mars 2006

Laughing As I Pray

photo : messy

Il y a des périodes de sa vie où il ne se passe rien. Juste rien. On a beau attendre, sortir, travailler, rien de nouveau ne vous arrive. Et parfois, alors que l'on ne fait rien, tout vous tombe dessus comme si c'était vraiment le moment. Et là c'est vraiment pas le moment. Parce qu'au fond ça ne va pas. Parce que simuler ça va un moment. En avoir marre, ne pas savoir comment sortir de tout ça, continuer d'envoyer des candidatures, rappeler, espérer, douter, être déçu, regretter, ne plus envoyer, et recommencer. Le cycle de la déception, la déprime chronique, la peur au ventre. Celle de ne pas avancer, de continuer à piétiner, au même poste, au même travail, celui dont je ne peux avoir que honte à mon âge et à mes diplômes. Ne pas savoir quel sera le chemin, s'il existe, si j'aurais la force d'en tracer la direction, à mains nues dans la rocaille. En attendant se laisser porter, aller voir des concerts, mixer, écouter, découvrir, avancer autrement. L'impression de faire du sur-place, tout en s'agitant chaque jour un peu plus. L'impression que ce n'est pas dans ce capharnaüm que je ferai de ma passion un art. Parce qu'il est fort possible que le problème est que je fuis la science autant que faire ce peut, donnant à mon destin une branle que je sais par avance source de chaos. Foutre sa vie en l'air, en somme. Et je le fais avec panache, emmerdant le monde entier et sa réussite en tant que modèle social. Parce que quand on est sûr de ses compétences mais aussi de sa facilité à les gâcher, on ne peut que en rire jusqu'aux larmes.
En attendant Gudule

photo : realmanchester

Dans deux semaines je vais prendre un pot avec des gens étranges. Ils sont férus de cinéma, se réunissent en équipes, pour jouer à un jeu de chasse aux titres de films. Armé d'une image et de ton-meilleur-ami-google, tu dois trouver un film obscur des années 60. Mais rassure-toi lecteur, l'image est généralement floue, tu ne vois qu'un personnage de dos et il porte un chapeau, un masque, des gants, des lunettes noires et des fausses moustaches. Tout ça dans une pénombre digne des films de Melville. Autant dire que je suis l'arme secrète des équipes adverses. Bref, on se verra certainement chez Gudule dans le 12e. Une idée du hongrois de l'équipe. Bah, du moment qu'il y a de la bière.
En attendant cette réunion de perdants, je pars à Manchester demain et ce pour 5 jours pleins. Très excité parce que tout ce que je connais de la ville est ce qu'on m'en a dit à savoir que c'est la ville de la musique rock, du shopping fashion, des bières pas chères et des fêtes indie-gay-pop-straight-lesbian-rock. Tout ça m'aidera sans doute à oublier qu'en ce moment se déroule l'un des plus grands et des plus intéressants festivals de musique indé des Etats-Unis : le SXSW. Le lien vous donnera le planning des journées... wow. De quoi baver sur des noms comme mogwai, belle & sebastian, the zutons, morissey, syd matters, goldfrapp, xiu xiu, beth orton, laura veirs, lesbians on ecstasy, the organ, the go! team, midlake, clap your hands say yeah, dEUS, of montreal, ladytron djs, girls in hawaii, the hidden cameras, melissa ferrick, the dresden dolls, spoon, devotchka, the brakes, the kooks, kt tunstall,the brian jonestown massacre, elefant, ok go, isobel campbell, the cribs, animal collective, the spinto band, arctic monkeys, ttc, gemma hayes, the most serene republic, the subways, metric, the magic numbers, snow patrol, sway, mùm dj set, the bellrays, the datsuns, lisa germano, forward russia, we are scientists, morningwood, birdy nam nam, sia, hot chip, radio4, the pretenders. Un festival qui m'aurait aussi permis de découvrir les groupes de demain, ou juste les petits groupes sympas du moment : the young knives, +/- (plus/minus), the chalets, el ten eleven, the metrosexuals, voxtrot, envelopes, the capes, belaire, two gallants, apollo sunshine, au revoir simone (si si), tapes 'n tapes, tralala, be your own pet.
Après tout ce name dropping, vous vous dites, mais il ne les connait pas tous ce n'est pas possible. Cliquez donc sur le lien du festival et vous vous rendrez compte que tous ces noms ne représentent que le dixième des groupes présents. Je sais, ça vous fait rien à vous mais moi, ça me fait bander.

14 mars 2006

Who is Jake :: indices # 26 to 36


26- Faites attention à moi, j'ai tendance à tomber amoureux de vous
27- Dans une soirée, mes amis sont généralement ceux qui font les blagues les plus pourries
28- Si je pose une question déplacée (en rigolant), j'ai quand même envie d'en connaître la réponse
29- Je n'ai pas l'air comme ça mais je suis sans doute déjà tombé amoureux de vous
30- On peut dormir chez moi sans coucher avec moi
31- Je suis curieux mais borné : je deviens monomaniaque quand je ne trouve pas ce que je cherche
32- Je vais me marier deux fois cette année
33- Je tartine mon nutella avec un couteau
34- Je n'avais pas vu de film porno gay avant cette année : j'avais pas loupé grand chose
35- Je suis 17 fois plus doué au jeu de Zefede qu'au jeu d'Artypop
36- J'ai un ami imaginaire qui s'appelle Michel

09 mars 2006

My Life is a Sitcom

photo : Terry Richardson

Previously, on Jake Shaft :
Notre héros croise Nick, jeune étudiant popeux à un concert de Death Cab For Cutie lundi. Le jeudi qui suit, alors qu'il se rend au pop in pour l'anniversaire d'une amie, il croise le même Nick qui en sort, casque sur les oreilles. Et mardi dernier, alors qu'il rentre au 3eme Lieu pour fêter un autre anniversaire il tombe nez à nez avec Nick. Signe du destin ou coïncidence ? Notre héros en saura plus dans les semaines qui viennent.

Alors que son ami Greg fait des bêtises de son corps, Jake croit voir pointer en lui un début de sentiments. Il réalisera qu'il s'est trompé et que leur nouvelle amitié s'est tout simplement construite trop vite, et que dans le feu de l'action le coeur s'est réveillé pour rien. Alors qu'il rentrait chez lui pour enfin se reposer, Jake vibre de la poche gauche. C'est Kelly qui appelle de l'hôpital, où les pompiers l'ont conduit. Un truck l'a renversé elle et sa harley sur Locksmith Road. Jake se précipite à l'hôpital, le long du couloir menant au bloc opératoire, Kelly lui demande dans un soupir anesthésié de prendre soin de sa mère qui est en chemin. Le docteur sort du bloc, le regard perplexe. Kelly s'en sortira : "son état est stable, elle pourra sortir dans la journée. Mais elle devra revenir pour des examens post-opératoires la semaine prochaine". Jake acquiesce et se rend à son chevet. Brian l'appelle alors, au sujet de leur rendez-vous galant qui a lieu le soir même. Soulagé mais nerveusement épuisé, Jake attend désormais ce dîner avec impatience. Il rentre chez lui et se prépare, un verre de vin à la main. La nuit tombe et Jake rejoint Brian dans ce restaurant chic au coin du MOMA, sur West 53rd. Un très bon moment, une pause, le temps suspendu et ponctué de discussions plutôt sérieuses, parfois futiles. Jake et Brian se quittent pour prendre le dernier métro. Jake griffonne sur son carnet les éléments d'un futur roman, rentre chez lui et se couche sans trop traîner.

Next, on Jake Shaft :
La soirée de Donna au Peach-Pit-Après-La-Nuit a lieu ce soir et Jake se remet à peine de ses dernières aventures. Il sait aussi que le lendemain et le surlendemain ont lieu les Birthday-Parties de Brenda et de Vicky. De plus Logan a lancé une soirée de dernière minute dans la maison de sa mère, absente pour le week-end. Quand alcool et fatigue ne font pas bon ménage, next, on Jake Shaft !

06 mars 2006

Faille spatio-temporelle


Erreur du lundi matin : penser que parce que l'on se lève de bonne humeur la journée va nous appartenir.
La définition du lundi est dans le dictionnaire des mots à la con : faille spacio-temporelle.
Pourtant effectivement, les oiseaux chantaient lundi matin, le soleil brillait, le réveil a été léger et facile. De l'électroclashpop dans les oreilles et le métro se transforme en club de gens blasés donc hypes. Arrivée au bureau. Pas envie de bosser, rien d'original jusque là. La fin de semaine a été relativement riche en évènements : déclaration de l'ex, soirée pyjama avec l'ami, crush sur un garçon-exceptionnel-et-ami-d'-amie, retour de la meilleure amie en Europe pour une durée indéterminée, mix samedi soir avec mini-orgasme caché derrière mes disques, retrouvailles avec D & C qui sont vraiment des gens exceptionnels, dimanche en pyjama devant Desperate Housewives, How I Met Your Mother et Lost.
Lundi a sonné le glas des découvertes surprenantes, étranges mais amusantes. Des coucheries impromtues, des lendemains gênés, des amis moqueurs, la réconciliation avec la mère, le retour de l'amie disparue il y a 5 ans, des deuils de fantasmes, quarante minutes sur le portable avec NYC, une prise de rendez-vous galant pour mercredi et vendredi, l'épisode oh-mon-dieu-13 de How I Met Your Mother, des suçons dans le cou, pains-au-choc-croissants-pains-aux-raisins-brioches-chaussons-aux-pommes à volonté en arrivant au bureau, semaine bookée jusqu'au dimanche inclus.

Vite vite vite, vivement lundi prochain ! *


:: inmyears (et dans ma Lalabox) :: Fatale - We Are Jalouse ::



*toute ressemblance avec le titre d'un programme audiovisuel pour vieux grabataires est purement fortuite

02 mars 2006

Giboulées de mars
miffy regarde ses amis Se mettre de côté pour regarder passer sa vie ça permet de faire le tri, la part de l'important et de ce qui l'est moins. Rester en dehors de la vie de certains de mes amis, pour ne pas avoir l'impression de m'accrocher à ce stupide idéal de communauté, de groupe de copains. La vie ce n'est pas Friends, et encore moins Joey. La vie sociale c'est Veronica Mars. Ouais Veronica Mars. Parce que Vero elle au moins elle se casse la gueule, perd ses amis, les retrouve mais pas comme avant, ment à son père, fait des conférences dans les toilettes pour hommes, veut réellement aider son prochain tant que ce n'est pas un connard fini, pose des émetteurs qu'elle trouve on-ne-sait-où-on-ne-sait-comment un peu partout dans sa ville et se retrouve dans des histoires de trafics de drogue, de fusillades, de meurtres, de kidnappings. Vero c'est un peu la fille de Jack Bauer mais en intelligente, débrouillarde et jolie. Vero c'est l'Amour du Risque (Jonathan & Jennifer, les justiciers milliardaires) mais en pauvre et en solitaire. Parce que dans la vie on est seuls, toujours. Que l'on soit en couple avec le bidule de ses rêves ou célibataire avec plein d'amis. Ne vous tirez pas une balle tout de suite, parce qu'il y a de l'espoir. Enfin pas trop mais un peu. Espoir qui consiste en la mise à pied de ces amitiés. Parce qu'un véritable ami, n'en déplaise à certains, c'est aussi rare que le bidule de ses rêves. On les compte sur les doigts d'une seule main voire sur les doigts d'un seul doigt. C'est vrai, finalement la personne avec qui vous vous entendiez le mieux il y 2 ans n'est plus vraiment l'objet de vos pensées, et parfois même vous vous demandez ce qui vous lie encore. Alors que cette jeune fille que vous venez de rencontrer n'est peut être pas meilleure, mais elle a le bénéfice du doute, la fraîcheur de la nouveauté. Remettre en question ses amitiés, défier ses acquis, changer la couleur de ses rapports. Accepter de laisser partir certains pour en inviter d'autres. Le jeu des chaises musicales ne s'arrête jamais, la phase de rupture ne devient pas plus facile, mais l'excitation de voir son univers changer a la positive incidence de décrasser le moteur. Reste à ne pas caler en route.



Karamazov aucun lien, en mars vous me verrez là :

02.03 :: Soirée Lipstick - Pop In
04.03 :: Music by * Crashtest & Jakeshaft - O'Kubi
09.03 :: The Pipettes & The Go! Team - Trabendo
+ Soirée Rock OFF - Klub
18.03 :: Poptastic - Mutz Nutz (Manchester)
21.03 :: Skin - Academy 3 (Manchester)
25.03 :: Queer As Pop - Glaz'Art


Show Your Fuckin' Bones !Et vous le savez déjà mais bon voilà les Yeah Yeah Yeahs sortent leur nouvel album "Show your Bones" le 27 mars et font un concert à l'Elysée Montmartre le mercredi 24 Mai. A écouter mais surtout à voir sur scène ! En attendant le premier single "Gold Lion" est dans ma Lalabox.