
Un week-end pareil devrait se passer de commentaires mais je suis de ceux qui ont toujours besoin d'y (re)penser. Je suis parfois un peu Neela dans E.R.
Un dîner de vendredi intéressant. J'ai revu un ami d'ami que j'aime beaucoup. Le genre qui vous vanne à tout bout de champ, juste pour chercher un peu. On a fini la soirée tous les deux, dans un taxi. Quand il est descendu, il a fait 3 pas vers chez lui et s'est retourné le regard planté dans mes yeux. Un signe de la main. Ai répondu. Etrange.
Samedi la Queer As Pop, comme annoncé dans cette colonne. Pré-soirée chez K. avec Nel & As.
Bonne discussion, une partie de chasse à la télécommande, de la non-junk-food et puis départ vers minuit et demi pour le Glaz'Art. On y retrouve deux amies qui se sont fait harponnées par un boulet. Inertie de groupe pour les libérer, le boulet est tenace mais il lachera prise. Une petite soif en arrivant : K., Nel, As et moi au bar. Au loin un beau brun me fait signe. Je pose la main sur ma cravate blanche (
moi?). Il me fait signe que oui et me fait un clin d'oeil. Je trouve ça naze comme technique d'alpaguer au bar... mais je lui pardonne : il est beau. Le plus troublant c'est que dans son regard il a l'air de me connaître. Là dessus une amie qui était à 2m me saute dessus en me reconnaissant. On papotte quelques minutes et Nel prend le relais avec elle. Mon beau brun s'avance, sûr de lui:
"- Salut, tu vas bien!?
- Heu oui ça va ça va. Et toi?
- Oui oui je suis un peu bourré, on a commencé la soirée à la maison donc là je suis un peu attaqué !"
Saisi par l'impression qu'il me connaissait, je scrutais son visage à la recherche d'un indice me permettant de le reconnaître. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas couché avec lui. Généralement je me souviens de ceux-là. Je ne sais pas, je panique.
"- Je dois aller rejoindre des amis qui se sont installés à la terrasse, on se voit plus tard ok?"
Il a l'air déçu. Je file rejoindre les amis qui m'avaient abandonné à mon flippant sort de pédé dragué. Je leur raconte l'histoire et ils me poussent tous sans exception à en profiter. Pas un d'eux ne semble comprendre que je suis gêné de l'unitéralité du souvenir de l'autre. Qui pouvait-il bien être et comment allais-je le savoir? Pas question de lui demander, c'est évident : j'aurais l'air tellement bête et je le vexerai sûrement ! Non, non, je dois deviner au fur et à mesure sans me faire pincer dans ma tentative de rapprochement.

Je le rejoins pour en apprendre plus.
"- Au fait c'est bien A. ton prénom c'est ça?
- Heu ouais. Et toi c'est... je suis désolé je t'ai perdu
- S., mais c'est pas grave, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas croisés!
- d'ailleurs ça me remonte à quand exactement?
- ben je pense que la derniere fois c'était le concert des scissor sisters à la fete de la musique à oui fm. J'étais venu avec Bidule Et Machine...
- (
Haaaaaaaaan! ayé je sais qui c'est) Ah oui c'est vrai."
La soirée se passe bien, je lui chope son numéro à l'occasion, je fais des aller-retours entre mes amis et S.
Après un très bon live des
Scanners, je décide d'aller essayer d'attaquer. Je passe un peu de temps avec lui, Bidule et Machine qui étaient aussi venus ce soir. On discute bien. Bidule et Machine sont crevés. Ils partent. S. reste. Il se rerererereprend un demi. Je suis content qu'il reste, j'avais peur de louper le coche comme à l'accoutumée en soirée (soit ils partent tôt, soit ils sont déjà accompagnés, soit tout se passe bien mais je suis trop indécis et au final je regrette). Bref il reste, et il boit. On parle. Je disparais quelques minutes pour revenir et me rendre compte que mon S. a beau être beau-et-rien-que-pour-moi-gagné-d'avance, il n'en est pas moins complètement bourré. Je le sens mal. On va s'assoir à la terrasse. Il se sent idiot. Il a raison, il l'est. Il traverse une phase difficile. N'importe qui aurait eu peur, n'aurait pas cherché plus loin. Je ne sais pas pourquoi sur le moment il me touche. Je veux l'aider. Il a l'air d'un garçon bien. Je l'embrasse. Pas la meilleure idée que j'ai eu jusqu'ici mais bon ça a l'air de lui faire plaisir. On passera le reste de la soirée à deux : lui à vouloir danser et boire, moi à vouloir danser en le surveillant. Vers 5h il finit par se rendre compte qu'il est un boulet. Il me propose de rentrer avec lui. J'hésite. Je ne pourrai rien en faire de toute façon. En même temps j'ai pas envie de rentrer tout seul chez moi. J'accepte.
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