Jake Shaft


31 octobre 2005

Chain Play


Non contente de m'infliger un jeu, Callisto m'impose d'y tricher pour arriver à ses fins...


1- allez dans vos archives.
2- retrouvez la 23e note.
3- retrouvez la 5e phrase.
4- publiez le texte de la phrase en question ainsi que les 5 instructions.
5- vengez-vous délibérément en tendant le même piège à 5 autres blogueurs.


J'ai pris la 22e note, n'ayant pas de 5e phrase à la 23e note.

"la musique, c'est mieux quand on la bosse avec passion, pas avec des chiffres"


Je r'file la patate chaude à :

- Artypop
- Beausauvage & Neko
- Luckykid
- Neimad
- CaptainHook

26 octobre 2005

Embrasse-moi, mets ton doigt dans mon (air connu)


On parle devant un whisky coca, clopes aux becs, avachis sur nos chaises, se faisant des câlins de pieds. Il a un truc dans le visage. Je le trouve pas systématiquement beau et ça me gêne. J'ai longtemps cru que je devais idôlatrer quelqu'un physiquement pour tolérer de sortir avec -ce qui explique ma propension au célibat longue durée. Mais lui me fascine. Une beauté pas banale, un truc qui m'hypnotise. Je me sens bien, pas mieux que lui, pas pire non plus. Juste à égalité. Dieu -et pourtant je suis agnostique- que ça fait du bien de sortir du carcan de la compétition l'espace d'une nuit au creux de son univers. Je joue dans ma tête à trouver l'endroit le plus incongru pour un bisou, en me demandant s'il se sent aussi à égalité que moi.
L'impression d'appartenir au même moule.
On va se coucher, on a très beaucoup sommeil et demain dimanche nous surprend déjà à jouer de ses premiers rayons. David B. arrête de chanter et les stores descendent aux 9/10e pour que nos caresses au-dessus de la couette trouvent une place dans mes souvenirs visuels.

Ouverture du premier oeil vers 16h, après une bonne heure de réveil en douceur et à l'aveuglette. Paresse de panda jusqu'à 19h. On se quitte vers 20h en se promettant de s'appeler. J'ai l'impression qu'il est possible que je ne le revois pas. J'ai pourtant l'habitude des one-night-stands. Mais on s'accorde sur le même rythme, la même envie de se laisser porter pour voir où l'on va. Alors je repars en ne sachant pas très bien, mais en me disant que pourquoi pas.
Avec le recul du week-end, lundi passe plutôt vite et les textos lâches mais attachants échangés avec S. rappellent au bon souvenir. Nous nous verrons mardi soir, en plein amélie poulain. Une soirée devant la télé, sur son lit, à rigoler méchamment. Bien, juste bien. Jeudi soir c'était les Dandy Warhols c'était chouette-chiant-chouette. Rien d'innovant, mais sympa. Je suis pris jusqu'à samedi. J'aime pas l'idée de le laisser s'échapper tout ce temps. Peur de perdre le fil de notre relation déjà pointillée. Je vais l'inviter à m'accompagner samedi soir. Mais, si j'ai envie de le voir, alors pourquoi je me fiche de savoir s'il va dire oui ou non?

24 octobre 2005

Don't be a wannabe = Wannabe a don't be


Un week-end pareil devrait se passer de commentaires mais je suis de ceux qui ont toujours besoin d'y (re)penser. Je suis parfois un peu Neela dans E.R.
Un dîner de vendredi intéressant. J'ai revu un ami d'ami que j'aime beaucoup. Le genre qui vous vanne à tout bout de champ, juste pour chercher un peu. On a fini la soirée tous les deux, dans un taxi. Quand il est descendu, il a fait 3 pas vers chez lui et s'est retourné le regard planté dans mes yeux. Un signe de la main. Ai répondu. Etrange.

Samedi la Queer As Pop, comme annoncé dans cette colonne. Pré-soirée chez K. avec Nel & As.
Bonne discussion, une partie de chasse à la télécommande, de la non-junk-food et puis départ vers minuit et demi pour le Glaz'Art. On y retrouve deux amies qui se sont fait harponnées par un boulet. Inertie de groupe pour les libérer, le boulet est tenace mais il lachera prise. Une petite soif en arrivant : K., Nel, As et moi au bar. Au loin un beau brun me fait signe. Je pose la main sur ma cravate blanche (moi?). Il me fait signe que oui et me fait un clin d'oeil. Je trouve ça naze comme technique d'alpaguer au bar... mais je lui pardonne : il est beau. Le plus troublant c'est que dans son regard il a l'air de me connaître. Là dessus une amie qui était à 2m me saute dessus en me reconnaissant. On papotte quelques minutes et Nel prend le relais avec elle. Mon beau brun s'avance, sûr de lui:
"- Salut, tu vas bien!?
- Heu oui ça va ça va. Et toi?
- Oui oui je suis un peu bourré, on a commencé la soirée à la maison donc là je suis un peu attaqué !"
Saisi par l'impression qu'il me connaissait, je scrutais son visage à la recherche d'un indice me permettant de le reconnaître. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas couché avec lui. Généralement je me souviens de ceux-là. Je ne sais pas, je panique.
"- Je dois aller rejoindre des amis qui se sont installés à la terrasse, on se voit plus tard ok?"
Il a l'air déçu. Je file rejoindre les amis qui m'avaient abandonné à mon flippant sort de pédé dragué. Je leur raconte l'histoire et ils me poussent tous sans exception à en profiter. Pas un d'eux ne semble comprendre que je suis gêné de l'unitéralité du souvenir de l'autre. Qui pouvait-il bien être et comment allais-je le savoir? Pas question de lui demander, c'est évident : j'aurais l'air tellement bête et je le vexerai sûrement ! Non, non, je dois deviner au fur et à mesure sans me faire pincer dans ma tentative de rapprochement.



Je le rejoins pour en apprendre plus.
"- Au fait c'est bien A. ton prénom c'est ça?
- Heu ouais. Et toi c'est... je suis désolé je t'ai perdu
- S., mais c'est pas grave, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas croisés!
- d'ailleurs ça me remonte à quand exactement?
- ben je pense que la derniere fois c'était le concert des scissor sisters à la fete de la musique à oui fm. J'étais venu avec Bidule Et Machine...
- (Haaaaaaaaan! ayé je sais qui c'est) Ah oui c'est vrai."
La soirée se passe bien, je lui chope son numéro à l'occasion, je fais des aller-retours entre mes amis et S.
Après un très bon live des Scanners, je décide d'aller essayer d'attaquer. Je passe un peu de temps avec lui, Bidule et Machine qui étaient aussi venus ce soir. On discute bien. Bidule et Machine sont crevés. Ils partent. S. reste. Il se rerererereprend un demi. Je suis content qu'il reste, j'avais peur de louper le coche comme à l'accoutumée en soirée (soit ils partent tôt, soit ils sont déjà accompagnés, soit tout se passe bien mais je suis trop indécis et au final je regrette). Bref il reste, et il boit. On parle. Je disparais quelques minutes pour revenir et me rendre compte que mon S. a beau être beau-et-rien-que-pour-moi-gagné-d'avance, il n'en est pas moins complètement bourré. Je le sens mal. On va s'assoir à la terrasse. Il se sent idiot. Il a raison, il l'est. Il traverse une phase difficile. N'importe qui aurait eu peur, n'aurait pas cherché plus loin. Je ne sais pas pourquoi sur le moment il me touche. Je veux l'aider. Il a l'air d'un garçon bien. Je l'embrasse. Pas la meilleure idée que j'ai eu jusqu'ici mais bon ça a l'air de lui faire plaisir. On passera le reste de la soirée à deux : lui à vouloir danser et boire, moi à vouloir danser en le surveillant. Vers 5h il finit par se rendre compte qu'il est un boulet. Il me propose de rentrer avec lui. J'hésite. Je ne pourrai rien en faire de toute façon. En même temps j'ai pas envie de rentrer tout seul chez moi. J'accepte.

.../...

21 octobre 2005

Kill me I'm gorgeous :: The story of an elite kid


C'est l'histoire d'un ptit garçon qui se demande pourquoi les semaines ne se ressemblent pas. Il y a 8 jours de cela, il se demandait pourquoi il se sentait si vide de sens. Pas de soirées prévues à l'horizon, pas de messages de ses amis sur son portable, rien d'intéressant à la télé, et sa vieille super nintendo ne lui suffisait plus. Alors il passa sa semaine à regarder des dvds qu'il n'avait jamais ouvert jusque là: Le Silence des Agneaux (qu'il n'avait bizarrement jamais vu), Traffic, The Edukators, Nausicaa, 8 femmes... La semaine passa lentement mais sûrement.
L'introspection cède alors sa place à l'agitation, les pages de son agenda se noircissant de rendez-vous en tous genres : concert le vendredi, pédé-fashion-chic party dans un 150m2 rue lafayette le samedi, ciné le dimanche (wallace&gromit et leurs lapins happy-tree-friendesques), rdv avec l'ex lundi, concert à la scène avec S. puis pyjama party chez K. le mardi, night-clubbing électro au Bataclan le mercredi, formation flash-éclair (un quart de feuille suffira) d'attaché de presse mode hier soir suivi d'un pot entre amis au Chéri(e), ce soir un dîner surprise (c'est toujours amusant de ne connaître que celle qui reçoit pense-t-il) puis vite-vite aller voir E. mixer au Kubi, Glaz'Art demain comme prévu et évidemment la journée de lose du dimanche pour zoner en bas de jogging dans son appart, jusqu'au traditionnel Urgences+ColdCase du dimanche soir. Le ptit garçon est pourtant épuisé, lessivé, vanné, à bout de forces.

Allez hop 2 vitamines C, 2 dolipranes 500 et on repart !

12 octobre 2005

Be There ! 10.05 !



Il est grand temps de sortir se réchauffer dans les salles de concerts !
Jake redépense l'argent qu'il n'a pas pour :


Telepopmusik @ La Boule Noire :: 14.10.05 ::
2 Many "Soulwax" Djs @ Le Bataclan :: 19.10.05 ::
Queer As Pop @ Galz'Art :: 22.10.05 ::
The Dandy Warhols @ Elysée Montmartre :: 27.10.05 ::

05 octobre 2005

What are words worth?


20h
Encore un pot avec R.
She's sexy cute fuckin' like me. Déroutant.
Rdv à une table thermochromique de notre bar russe préféré.
Beers & gossips. Projets communs.
22h30
On va se ballader sans destination particulière. Le téléphone sonne. K. est piégé chez lui, capturé par un dvd récemment acheté et une couette bien trop confortable pour s'en séparer. Il aurait voulu nous voir. Nous sommes trop loin. Ce sera pour une autre fois. Double appel. C'est G.
Il sait que nous sommes dans le coin. Inquiétant. Nous lui demanderons des comptes à La Perle.
Je m'étais juré de ne jamais mettre les pieds dans cet endroit tant il a l'air d'être un podium où les plus kéké-bobo-dandy-bis viennent défiler, une blonde à la main (à boire des lèvres ou à manger du regard), tout en jouant aux maîtres du monde culturel.
23h30
Le lieu et sa population confirment mes préjugés. Précisons tout de même qu'ils sont tous bourrés, tactiles, et sympas. Nous passions R. & moi d'un cocon intimiste à une ambiance de débauche. Pas assez alcoolisés, nous avons passé une soirée étrange, décalée, amusante.

A refaire, assurément.

:: inmyears :: Chicks On Speed - wordy rappinghood ::