Jake Shaft


27 septembre 2005

Camille & Björn


L'épisode de la chambre laissait Camille dans le doute. Réconforté par les jets d'eau brûlante qui s'écrasent sur son visage, il ne peut s'empêcher de revivre ces moments ambigüs en souriant. L'idée est séduisante, Jérôme l'est aussi assurément. Il n'en reste pas moins le fiancé de son âme soeur : Charlotte. Il coupe l'arrivée d'eau, métaphorant son état d'esprit concernant ce troublant début de relation avec Jérôme. Il sort de la douche, propre comme un sou neuf. Camille aime bien aller embrasser tout le monde quand il sort de sa toilette. Il a toujours eu l'impression de faire plaisir aux gens en faisant ça. Encore une madeleine qui influence son comportement d'adulte, se dit-il. Il va donc voir la mère de Charlotte, déjà aux fourneaux pour le déjeûner. Il la surprend par derrière et l'enlace comme il l'aurait fait avec sa propre mère. Sylvie n'a jamais été à l'aise avec le contact physique. Elle fait partie de ces gens qui ne montrent pas, dont l'amour se dessine dans leurs actions seules. Tout l'inverse de la mère de Camille, démonstrative et surtout émotive. Camille s'amuse à provoquer Sylvie de temps à autre, à lui montrer que le démonstratif est parfois de rigueur avec lui. Charlotte les surprend et envoie une pique à sa mère en rigolant. Charlotte aime le côté démonstratif de Camille, ayant pris elle-même le contre-pied de sa mère en développant un extravertisme dès le plus jeune âge. Elle a conscience que sa mère est un peu avare en câlins et la voir empêtrée dans les filets de Camille la fait rire intérieurement. Elle aime encore plus Camille d'essayer de la décoincer régulièrement. Jérôme arrive peu de temps après et constate une fois de plus la complicité de Charlotte et Camille. Difficile de trouver une place entre ces deux là, pense-t-il...

Le mariage est à 16h et le stress est à son comble. Sylvie devrait déjà y être depuis longtemps puisqu'il est 15h15. Mais elle ne voulait pas abandonner les trois "derniers". Une fois la préparation du repas terminée, elle file se changer tout en criant de nombreuses recommandations à Charlotte, quant à la fermeture de la maison, ce qu'elle va porter, l'heure exacte du mariage, son texte de témoin, ses obligations mondaines envers madame Gurton, la voisine-grand-mère qui les a tous vu grandir.
Les trois compères engloutissent leur déjeûner en quatrième vitesse. Tous sur leurs trente-et-uns respectifs, ils prennent la voiture qui les conduira au mariage. Ce dernier se déroule à merveille, les mariés se sont dits oui. Ce moment a toujours fasciné Camille qui imagine parfois que l'un des deux se dégonfle au dernier moment. Mais dans son scenario parallèle, il ne sait jamais comment peut se résoudre l'avortement d'un mariage planifié à la minute des mois à l'avance. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il saura. La cérémonie se termine et les convives sortent de l'église. Camille et Jérôme se seront amusés avec l'appareil photo de Camille pendant toute la messe. Ils ont pris des photos conceptuelles qui ressemblent, au final, à un book des beastie boys. S'en suivent un cocktail et un dîner qui commencent à 19h au château de Suscinio. Cela leur laisse deux petites heures de répis. De quoi aller plonger une tête dans la piscine pour se rafraîchir.

Au cocktail, Camille rencontre quelques personnes avec qui il n'a pas eu le temps de parler sur le parvis de l'église. Quentin notamment, un ami d'enfance du coin, avec qui ils faisaient les quatre cents coups. Le voilà en couple, avec un bébé en route et un boulot dans le bâtiment. Camille en aurait presque un frisson dans le dos. Il se réfugie auprès de la famille de Charlotte, notamment auprès de son oncle et de sa tante qui forment un couple drôle et infatiguable. Une énergie qu'il aime à cotoyer; sait-on jamais, des fois que ce soit contagieux. Le dîner arrive et Camille est placé à une table où il ne connaît personne. Un peu vexé, il constate de surcroit qu'il est assis avec beaucoup de norvégiens. Anglais de rigueur, donc. Ce n'est pas trop un problème, Camille adore parler anglais. Mais il aurait préféré passer le dîner avec Charlotte et Jérôme. Tant pis, il prendra le bon côté des choses, comme toujours. Il est entre Björn et Olaff, un peu perdu. La discussion s'engage très vite, Olaff n'étant pas d'un naturel timide. Olaff est marié avec Katrin, travaille dans le pétrole, et adore son pays. Assez trapu, brun, bon vivant et amusant, Olaff divertit Camille sans effort apparent. Camille est charmé, même si cette attirance est exclusivement psychologique. Olaff lui présente chaque personne de la table tour à tour. Katrin travaille dans l'automobile. C'est une brune magnifique, un peu précieuse mais adorable. Vient ensuite Kristin qui se présente comme la femme de Björn. Et là le coeur de Camille s'arrête. Il ne peut s'empêcher de se tourner à sa gauche pour demander à l'homme -qui lui fait du pied depuis dix minutes- s'il est bien le Björn en question. Et le jeune homme de lui sourire en lui répondant que oui, il est bien le mari de Kristin. Décontenancé par autant d'aplomb, Camille pense qu'il y a erreur. Björn ne s'est sans doute pas aperçu que ce n'était pas avec le pied central de la table qu'il s'amusait. Il retire alors son pied pour lui faire comprendre. Plus de doute possible, le sourire amusé de Björn trahit ses actes : il faisait bien du pied à Camille. Ce dernier engage alors la discussion avec Björn sur son mariage. Il manque de s'étouffer avec du renne (parce que l'on mange du renne dans les mariages nordiques) quand le norvégien lui répond que ça fait 2 mois qu'il a épousé Kristin. Deuxième arrêt cardiaque pour Camille. Cette fois-ci c'en est trop. Il ne peut pas s'en tirer comme ça. Certes il est beau comme un dieu viking, mais il est marié. Camille range donc ses pieds sous sa chaise et Björn, déconcerté, contre-attaque en discussion. Camille répond poliment, en essayant de botter en touche auprès d'Olaff. Echec. Björn ne s'avoue pas vaincu et son charme nordique opère étonnamment tout en subtilité. Camille se surprend à parler de lui, de ses goûts. Björn réussit même à l'emmener sur le terrain ambigü de la sexualité. "Au placard la subtilité!" se dit Camille. Le faux pas de Björn est conséquent. Camille ignore alors la dernière question tout en relançant la discussion sur Kristin. Björn respecte son choix et semble à l'aise avec tous les sujets. Le repas se termine sans encombre et laisse place à la musique et à la danse. Les couples s'en donnent à coeur joie et Camille décide que c'est le moment idéal pour s'échapper fumer une cigarette seul. Il n'a pas le temps de finir sa cigarette que le parvis du chateau est assailli de conversations sur le dîner, les mariés, la cérémonie ou encore mieux, sur l'organisation du mariage. Camille réussit à trouver un recoin d'obscurité d'où regarder la scène. Il fume et pense que le temps passe lentement pour une fois dans la soirée. Sa cigarette se termine très vite pourtant. Il en rallume une deuxième immédiatement. Et comme s'ils étaient équipés d'une vision nocturne, Björn et Kristin le rejoignent. Kristin commence à parler de musique. Camille n'a pas envie de parler. Il répond ce qu'il faut, donne son avis sans trop s'étendre. La discussion s'étiole tout naturellement. Kristin va se chercher à boire. Voilà Camille seul avec Björn. Vite, trouver une idée pour une porte de sortie. Trouvée !
" - Je m'absente quelques instants, je vais aux toilettes"
Camille aurait aimé trouver plus gracieux. Tant pis, ça a le mérite d'être efficace.
Et Björn de répondre:
"- Je t'accompagne, ça tombe bien!"
Camille tousse en s'étouffant avec la fumée de sa cigarette. Björn rit et lui demande ce qui ne va pas. Camille lui répond que tout va bien et ils s'enfoncent dans l'obscurité, vers les toilettes du château.
Evidemment ni l'un ni l'autre n'avait envie d'y aller.

23 septembre 2005

Cloak


Cet hiver et ce printemps je serai riche, je sais pas encore comment...
Et donc vous me verrez en Cloak.
Non je ne l'ai pas mal écrit.
Je serai juste habillé de la tête aux pieds par la marque d'Alexandre Plokhov.

Juste parce que c'est sublime.

19 septembre 2005

Make Them Drool Honey !


Had a nice week-end.

Faster Pussycat Dance! Dance! on Friday night.
Good music, good people, cheap Champagne but no headache.

Diner with THE ex on Saturday.
Worst friends are ex-boyfriends.
K. is an exception. He's perfect to hang out with.
Electro-Pizza-Champagne for Elite kids.

Thé dansant on Sunday.
Dancing [gym-]queens and Indie boys :: Rock, Beer & Electro-Pop.
Nice party :)

15 septembre 2005

The Weird Sisters


Encore et toujours des infos sur le prochain Potter.
Le groupe des "Weird Sisters" (qui joue au bal de Noël) regroupera "in ze movie" Jarvis Cocker [chanteur de Pulp] ainsi que le guitariste de Radiohead, Johnny Greenwood et leur batteur, Phil Selway...
Plus de détails dans cet article.

13 septembre 2005

Les voisins de Croquette


Croquette regardait le rideau virevolter au gré du vent, comme hypnotisée par la danse aléatoire du morceau de tissu. Elle a, au fil des mois, renoncé à combattre l'ennemi qui ne se lasse pas de la narguer. Elle l'a réduit à un simple élément du décor. "Le plus belle victoire, c'est l'ignorance" lui a autrefois dit sa mère, peu de temps avant d'ignorer un conducteur de bus myope.

Postée sur la commode de style colonial, elle a vue sur tout l'appartement, sur tout son territoire et même au-delà. Plus précisément en face. Le gros voisin tout nu est encore de sortie, à faire la cuisine sur son rebord de fenêtre. Croquette ne comprend toujours pas cette coutume humaine: vivre tout nu. Elle qui avait mis tant de temps à s'habituer à les voir s'habiller pour sortir, elle doit maintenant reconsidérer son jugement : certaines tribus d'humains ne portent pas de vêtements et affectionnent les rebords de fenêtre. Toujours est-il que tout animal qu'elle est, Croquette n'en demeure pas moins objective : la vue de ce bipède gras et suintant n'est pas du tout du plus bel effet dans son paysage. Elle décide donc d'aller sur le canapé Ikea, plus ferme mais aussi mieux orienté. D'ici, elle ne voit que le salon du voisin d'en face. Et comme il fait sa cuisine, elle a un peu de répis.

Ou pas. Le revoilà, plus nu que jamais, évident au travers de ses rideaux blancs. Croquette n'en revient pas. "Quel toupet !" se dit elle en son for intérieur. Un corps si disgracieux pourrait au moins avoir la décence de posséder des rideaux opaques. Croquette ne sait plus où aller tellement son regard est automatiquement attiré vers l'immeuble d'en face. Elle va donc s'isoler sur le lit, bien plus confortable, face au mur. Tant pis pour la surveillance de son territoire.

Alors qu'elle était sur le point de s'assoupir, un bruit bien trop familier parvint à ses oreilles. Les oreilles dressées, elle fit un bond qui lui permit de se retourner tout en se mettant sur ses quatre pattes. Horreur ! un pigeon sur son balcon. Camille et elle haïssent ces volatiles. Sales et moches, ces parasites stupides n'ont pas leur place aux abords de leur maison. L'étincelle dans le regard, Croquette tend chacun de ses muscles, prépare son attaque. Postée tel la lionne dans la savane, elle suit du regard le moindre mouvement du pigeon. La tension est palpable : le rideau s'est arrêté de bouger et même le pigeon, dont l'incommensurable bêtise l'immunise pourtant contre toute perception, s'est arrêté de roucouler. Les moutons passent sur le parquet comme les buissons de paille dans les westerns. Le temps s'arrête. Le pigeon lève la patte gauche. Croquette sait désormais qu'il se doute de quelque chose. C'est le moment ou jamais ! Elle bondit sur le pigeon et atterrit la tête la première dans le lière du balcon. La bestiole s'est envolée en urgence, laissant une nuée de plumes derrière elle. Croquette se sent insultée. Elle regarde le pigeon se poser en face, sur le balcon du gros tout nu. Elle plisse les yeux tel un chasseur de prime de la sierra nevada et pense déjà à la prochaine occasion...

12 septembre 2005

Who is Jake :: Indice # 01


Je suis météo-dépendant.

08 septembre 2005

Camille et Jérôme


Arrivé au mas familial, Camille redécouvre les 3 hectares de terrain en se promenant, portable à l'oreille, autour du lac, au bord de la piscine, sous les saules, longeant les plants de fruits rouges, observant le chat chasser les poules, au loin. Il appelle Clément pour lui dire qu'il ne sera pas là ce week-end, qu'il faut qu'ils se voient, parce que ça fait bien longtemps maintenant et qu'il lui manque. Clément acquiesce et lui propose un rendez-vous dès son retour, le mardi qui suit. Camille raccroche, le sourire figé et les pensées joyeuses. Il rejoint Charlotte et Jérôme qui parlent avec le père de Charlotte. Camille se joint à la discussion poliment, s'en trop y prendre part. Il aide à rebondir sans alourdir, place les bonnes argumentations, relance les idées. Il se retire pour aller prendre une douche, avant le dîner. Charlotte demande à Jérôme de lui montrer où sont les serviettes et sur le chemin Camille lui demande comme se passe son séjour chez les "beaux-parents". Jérôme semble touché de la question et se livre progressivement en avouant qu'avec Charlotte ce n'est pas toujours simple. "Elle a un fichu caractère, je sais : j'ai le même !" s'exclame Camille. Jérôme rigole en refusant d'y croire. Il trouve Camille bien plus posé. Ils sont dans la salle de bain. Jérôme se met à chercher une serviette dans un placard pendant que Camille se déshabille. Pas de pudeur entre mecs, pense-t-il. Quand Jérôme se retourne, Camille est déjà en boxer et Jérôme rougit, tendant la serviette. A la vue de l'état de Jérôme, Camille se dit que si, il y a peut-être une pudeur entre mecs. Il prend la serviette et remercie Jérôme, droit dans les yeux.

Le dîner se passe bien et Camille se sent déjà presque chez lui. Il faut dire la mère de Charlotte -qui est aussi sa marraine- sait mettre à l'aise. Le père n'hésite pas non plus à servir les garçons en vin. La soirée passe rapidement, et la présence de Camille adoucit les tensions liées au mariage. Les futurs mariés logent d'ailleurs dans un gite avec la famille de la mariée, venue de Norvège spécialement pour l'évènement. Parce que la mariée est norvégienne. Et c'est là où résident les problèmes des préparatifs. Car en Norvège, un mariage ne se passe pas du tout de la même façon qu'en France. Les costumes sont différents, les chants aussi, le déroulement surtout. Compromis et concessions sont les ingrédients du succès d'un mariage. Paraît-il. Camille pense que tant que les voeux ne sont pas échangés, tout peut encore arriver. Il faut dire qu'il est déjà difficile pour une majorité de la famille française de parler anglais pour se faire comprendre. Ajoutez à cela les coutumes folkloriques et 30 hôtes norvégiens à répartir dans les gîtes des environs et vous obtenez la plus mauvaise équation possible d'un mariage.

Les trois nouveaux inséparables vont se coucher, Charlotte et Jérôme de leur côté, Camille du sien. Une poignée de main franche et virile fera office de bonne nuit à Jérôme. Un câlin serein à Charlotte.
Camille s'endort très vite. Il fait chaud. Un oeil. Puis un deuxième. Entrouverts, ils distinguent la source de cette gêne matinale : un puissant filet de lumière traverse la pièce pour frapper la moquette. Toc Toc. Ses yeux dérivent lentement vers la porte, qui s'entrouvre. La tête de Jérôme dépasse :
"- Hey, t'es réveillé?
- Mm.
- On est sur la terrasse avec Charlotte. Croissants et baguettes. Si ça te tente...
- Ok, j'arrive...
- Ouh, t'as la voix de l'oreiller, toi!
- Sur un autre ton jeune homme... attends que j'me réveille et tu verras qui va tâter de l'oreiller!
- Je t'attends sur la terrasse." clôt Jérôme en souriant de façon insolente.
La porte se referme et Camille se relève pour éviter de se rendormir.
Assis sur le lit, il se rend compte qu'il tient depuis certainement un bon moment une érection du matin. Il espère que les draps auront su, malgré leur finesse, cacher son état. Gêné d'être excité ou excité d'être gêné, toujours est-il que l'afflux sanguin reprend de plus belle. Décidé à prendre son petit déjeûner, Camille pense à sa mère. A chaque fois ça marche. Camille s'habille, va se laver le visage et descends l'escalier qui le mène à la terrasse. Un baiser sur le front de Charlotte, un bref massage des épaules de Jérôme en grognant. Il s'assied.

Le mariage est à 16h. Il est déjà midi. Quelques plongeons dans la piscine et hop Camille monte se préparer. Dans les escaliers il croise Charlotte qui est déjà prête. Il est 15h. Elle le complimente sur la façon dont il est proportionné. Camille rougit, lui dit qu'elle se débrouille pas trop mal non plus et que sa robe est juste divine. Elle glousse et continue sa descente. Camille rentre dans sa chambre, ferme la porte derrière lui, prend sa serviette de douche et enlève son maillot pour filer dans sa salle de bain. Il enroule sa serviette autour de la taille et va pour saisir la poignée. Jérôme entre à ce moment-là en trombe. Collision. Jérôme entrait un peu trop brutalement et Camille se retrouve par terre, les quatre fers en l'air. Jérôme se confond en excuses alors que Camille se relève très vite pour ne pas laisser la serviette dévoiler trop d'intimité. Jérôme continue de s'excuser en baissant les yeux et referme très vite la porte sur le malaise soudain. Camille debout, son boxer à la main et sa serviette toujours sur les hanches se trouve con. Juste seul et con. Il réouvre la porte et s'aperçoit qu'il est désormais seul à l'étage. Jérôme a dû s'enfuir au rez-de-chaussée. Camille sourit déjà en repensant à la situation.

/* to be continued... */

06 septembre 2005

Camille et Charlotte


Revenu de vacances plus sauf que sain, Camille passe une courte semaine à Paris, avant de partir pour le Morbihan pour le mariage d'un ami d'enfance, Fred. Il part le vendredi, directement à la sortie de son travail, comme tout bon salarié parisien. Housse de costume en main, valise dans l'autre, il arrive à la gare, bien en avance, une fois n'est pas coutume. Personne dans le train, une banquette pour lui, Camille s'endort rapidement. Sur les trois heures de trajet, il n'en verra qu'une. Arrivé à Sarzeau, il est accueilli par Charlotte, la soeur de Fred. Camille et Charlotte se connaissent bien mieux que Fred et lui, pour une raison d'âge tout simplement. Camille et Charlotte étaient du même mois, de la même année. A croire que leurs parents l'avaient fait exprès. C'est d'ailleurs la première chose qui vient à l'esprit de Camille quand il la regarde. Il a l'impression de se voir en fille. Car même si leurs physiques sont très différents, tout le reste force le rapprochement. Ils ont partagé le même berceau, ils ont tous les deux un très sale caractère, une folie douce mais imposante, ils habitent le même quartier, aiment les même fringues, et chose que vient de réaliser Camille, ils partagent les même initiales !

Les larmes aux yeux, Charlotte accueille Camille comme une soeur accueille son frère. Camille ne peut s'empêcher de voir que cette fois-ci, Charlotte n'est pas seule. Elle est venue avec Jérôme, son copain depuis plusieurs mois, qu'elle a décidé d'officialiser à l'occasion du mariage de son (vrai) frère. Camille aime bien Jérôme: son lymphatisme de nounours lui confère un charme irrésistible, et son amour pour Charlotte le rend d'autant plus attachant. Ils partent en voiture direction la maison familiale de Charlotte, où il passera le week-end de trois jours. Fenêtres ouvertes, Camille respire les effluves iodées de la côte, excité par les retrouvailles et le mariage qui s'annonce. Samedi sera le jour de l'église, dimanche celui de la garden party et lundi celui du repos puis du retour à Paris.

Perdu dans les madeleines de son enfance, il écoute la sélection dirty ragga funk de Jérôme. Ce week-end se place sous les meilleurs auspices...

/* to be continued */

01 septembre 2005

My name is Jake Shaft and this is the longest day of my life


Sorti hier soir dans un bar de popeux, encore. J'aime définitivement cette ambiance bonne-enfant-défilé-de-trendies qu'il y a là bas. J'ai encore trop bu et vers 1h du matin il était temps de rentrer se coucher. Share a cab and go home indie rock boy.

Les raisons que j'avais de ne pas me lever ce matin:
- la gueule de bois (eh oh il faisait chaud et j'avais soif)
- m'être rendu compte que j'avais déjà éteint le réveil dans mon sommeil
- m'être donc préparé en 10 minutes douche-rasage-compris
- avoir un entretien d'embauche chez BNP Paribas à 14h
- devoir donc troquer mon jean-converse-tshirt contre un costume de pingouin
- avoir toujours la gueule de bois à 13h05 après 2 dolipranes et un aspegic

Une solution?

L'embauche pour finalement avoir les moyens de se saouler au champagne.