Jake Shaft


29 juillet 2005

Difficult times lie ahead, Harry...


C'est David Yates qui dirigera Radcliff et ses amis (enfin ce qu'il en reste) dans le cinquième volet de Harry Potter intitulé "Harry Potter & the Order of the Phoenix". Yates est connu pour avoir réalisé la saison 1 de l'excellente série State of Play (diffusion Canal+ en France).
Le tournage début en décembre pour une sortie américaine le vendredi 15 juin 2007 !

Vous avez dit patience...?

27 juillet 2005

Camille en camping 2/3


Après avoir chargé la voiture, ils partent. Pas de stress mais un départ bien organisé. Camille, dans un élan de mysoginie qu'il refoule immédiatement, se dit que c'est un départ sans filles dans les pattes. Damien veut commencer à conduire, il a un peu l'habitude de Paris en voiture, contrairement à Thomas et Camille qui ont très vite préféré le métro aux 4 roues d'une auto. L'excitation du départ les emmène bien rapidement sur l'autoroute qui est plutôt fluide, du fait des RTT et des départs échelonnés. Thomas a laissé la place du mort à Camille, ce dernier adooooorant faire le copilote. Carte en main, Camille commence déjà à réfléchir aux aires d'autoroute qu'il préfère, se remémorant tous les trajets familiaux sur l'autoroute du sud qui le menait à la maison girondine de ses parents. Thomas le stoppe tout de suite en précisant que pour une fois il se laisserait guider : "Ces vacances, tu t'en souviendras comme celles où tu n'auras pas, pour une fois, tout planifié !".
Camille, les yeux ronds comme des soucoupes et la machoire tombante n'en revient pas ses oreilles. Thomas explose de rire en le voyant aussi désorienté. Camille le rejoint dans un fou rire stupide qui arrache à Damien un sourire en coin. Soit. Il se laisserait guider.
La voiture avale les kilomètres. Les 3 garçons s'arrêtent souvent, s'amusent des beaux objets de stations service, telles les marmottes peintes à la main, les belles bouteilles de parfum en forme de tour eiffel, les peluches aux couleurs criardes qui ornent les rayons. Ils gloussent en feuilletant les magazines destinés à combler la solitude des camionneurs, en écoutant aussi les derniers CD parus. Les nouveautés en écoute sont dans le désordre les albums de Kyo, Grégory Lemarchal, Véronique Sanson, Luke, Zazie. Que du très récent effectivement. Camille a toujours été fasciné par l'anachronisme des stations service. Lieu de perdition par excellence, il ressent la station service comme une persistence rétinienne de la société : tout y est présent, mais avec 6 mois de retard.
Dopés au café expresso sucré en grains 8cl à 1 euro, ils arrivent en fin de journée à Bordeaux et décident de s'arrêter faire un coucou aux parents de Damien avant d'aller dîner en ville. Finalement ils se laissent inviter et passent un moment délicieux, en accord avec ce qu'avait préparé la mère de Damien. Camille découvre que certains parents arrivent à aimer leur enfant sans le juger. Damien est à l'aise avec ses deux parents. "Peut-être est-ce le privilège d'être fils unique" se dit Camille...
Il fait déjà nuit : ils acceptent donc la proposition des parents de Damien et passent la nuit à Bordeaux. Camille part se coucher en constatant que Thomas et Damien partageront le même lit sous le toit familial.
Ils se lèvent étonnamment tôt pour un samedi, mais l'horloge biologique a eu raison d'eux pour leur premier jour de vacances. La mère de Damien leur a acheté des croissants et la table du petit déjeûner est déjà mise. Tout cela rappelle étrangement à Camille une autre mère, un peu moins à l'aise mais toute aussi adorable. Ils mangent puis partent en faisant évidemment larmoyer la mère de Damien. Un classique. Deux heures plus tard ils arrivent à Messanges. Ils décident de s'acheter des sandwichs qu'ils mangeront plus tard. Ils descendent un peu plus le long de la côte et s'arrêtent pour poser leur campement dans une forêt de pins non loin de la plage. Etonnés par cet emplacement de rêve, ils décident de rester là, bravant le danger d'y être surpris en toute illégalité. L'endroit est désert et la route d'accès était quasiment impraticable. Qui viendrait donc les déranger dans ce coin perdu? Une fois la tente posée ils filent pique-niquer sur la plage, excités à l'idée de voir l'océan. Il arrivent sur une plage vierge de monde. Ils jubilent et étalent leur serviettes au sol ainsi que de la crème solaire sur leurs corps tout blancs. Ils mangent leurs sandwichs puis quelques brugnons achetés au marché de Messanges. Damien et Camille partent ramasser des coquillages en faisant le tour des environs pendant que Thomas s'allonge sur le ventre pour se préparer à une sieste, rafraichi régulièrement par une petite brise. Camille et Damien parlent beaucoup, de leurs parents, de Thomas, de leur vision de l'avenir. De leur amitié aussi. Camille a été amoureux un temps de Damien, une sorte de crush sans conséquence. Qu'il a vite étouffé quand Damien lui a présenté Thomas. Bizarrement Camille et Thomas se sont très bien entendus, Damien avoue même qu'il a été un peu jaloux à cette époque. Il ne sait pas vraiment si c'est de Camille ou de Thomas qu'il l'était. Sans doute un peu des deux, lâche-t-il naïvement. Camille adore ses moments passés avec Damien. Il fait partie des personnes avec qui il aime vraiment se retrouver seul à seul, pour parler, se confier, ou juste se taire et contempler. Ils s'offrent mutuellement des coquillages, rendant leur amitié de plus en plus forte au fil de leur pêche. La plage est vide, personne à l'horizon. Ils se font la remarque. C'en est troublant au point de se demander s'ils n'ont pas atterri dans une dimension parallèle. Ils rejoignent Thomas qui s'était retourné afin de faire profiter du soleil au recto. Il s'était même endormi. Damien lui déposa un baiser tendre au coin des lèvres en lui caressant les cheveux. Camille se forçait à observer le romantisme de la scène, pour détruire toute ambiguïté liée à son érotomanie pathologique.
Ils filent jouer dans l'eau tous les 3. Des gamins qui chahutent, rien de plus rien de moins. Ils rejoignent la plage et bronzent un peu. Thomas et Damien se font quelques câlins. Camille s'efforce cette fois-ci de ne pas les regarder, pour leur laisser le peu d'intimité à laquelle ils ont tout de même droit. Camille croise quand même les yeux de Damien qui soutient son regard de longues minutes durant. Camille est gêné.
C'est le premier jour des vacances. Et elles commencent fort.

21 juillet 2005

Camille en camping 1/3


Voilà plusieurs mois que Camille se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire de ses vacances. Alors quand Thomas et Damien lui ont suggéré de partir avec eux en camping dans les landes, la proposition apparu comme une évidence. Pourtant il y a plus glamour que le camping se disait-il. Mais Camille sentait que le moment était propice. Il avait envie de s'amuser, sans être trop nombreux à partir, et malgré le fait que Thomas et Damien étaient un "couple" (du latin copula : lien, chaine), il savait qu'avec eux il n'allait pas s'ennuyer. Ils font partie de ces couples qui ne semblent pas avoir inventé la super glue, ni la guimauve. Ils sont plutôt de ces couples que l'on regarde en sachant qu'ils sont ensemble, en se disant qu'ils sont tellement bien assortis que c'en est criminel. Ils ne se sautent pas dessus une fois laissés seuls dans une pièce, ils n'ont pas besoin d'aller s'isoler tous les 2 en soirée. Juste un couple normal, équilibré. Une sorte de référence dans le monde des couples.

Déjà 2 mois ont passé. Les vacances approchent et Camille n'a rien vu venir. Il part dans 2 jours, il a rendez-vous avec Thomas et Damien chez Damien, du côté d'Etienne Marcel. Ils partiront en voiture.

Vendredi: le jour J.
Sorti du travail vers 14h, file prendre le métro. Quelques stations plus tard, il est devant la porte de Damien. Ses vacances commenceront dès qu'il aura pressé le bouton de la sonnette. Un cri strident et original (une sorte de piaillement de moineau sous ecstasy puis passé en acceléré) retentit. Les vacances ont commencé !

15 juillet 2005

Je vous hais


Oui les gens comme vous, et vous et encore vous.

Je pense à ce couple si gentil en apparence. Qui derrière une attitude gay-friendly peut se permettre des atrocités condescendantes du genre "ce doit être horrible quand même, de ne pas pouvoir être normal, de pas pouvoir avoir d'enfant naturellement". Imagine. Imagine seulement pour voir gros con. Toi et ta grognasse on vous permet de vous reproduire. De perpétuer votre lignée d'hypocrites. Vous pensez que parce que biologiquement cela vous est possible, vous êtes plus dans votre droit que les autres.
Lisez sur mes lèvres : Go Fuck Yourself.

Et vous. Tandem frustré et frustrant. Qui ne pardonne pas. Qui se délecte des jugements immobiles. C'est vrai, après tout, à quoi sert de revoir son jugement quand la personne que l'on juge n'en vaut pas la peine? C'est si bon de pouvoir rire de lui, de le prendre en porte-à-faux dès que c'est possible. Et de l'écraser une fois qu'il est à terre. Comme c'est bon la facilité quand on a le bonheur de ne pas être médiocre. Heureuse la hype qui ne se veut pas hype. Heureuse la nouvelle noblesse qui juge le peuple en s'en cachant bien. Heureuse la manipulatrice névrosée que j'admire, pourtant. (comme quoi ma blondeur n'exclut vraiment pas la stupidité). Heureuse la compagne qui croit avancer "aux côtés de", alors qu'elle ne fait que suivre un sillon pré-tracé (si simple à respecter quand c'est balisé...). Et qui se permet de penser que parce qu'elle sait suivre, elle vaut mieux que ceux qui n'ont rien à suivre mais tout à construire.
Lisez sur mes lèvres : Go Fuck Each Other.

Vous êtes désormais dans mon musée des horreurs, dans ma galerie de monstres. Ceux qui n'ont pas leur place dans ma vie, et encore moins dans mon coeur.
Go see the Factory !


ou la vision burtonienne d'un conte chocolaté.
Lumière, couleurs et acteurs maîtrisés.
Des longueurs dûes à la reprise du format "conte". But WHO cares?
Inquiétant mais drôle mais émouvant mais caricatural mais décalé et magnifique.
Dès le début du film, une ambiance sonore vous prend aux tripes. Et pour cause : Danny Elfman qui signe la bande orginale aura su rappeler (très fortement dans mon cas) le génial Batman Returns dès les premières secondes de Charlie...




Electrisant.



Photos : Cinecon

13 juillet 2005

Fonte


Le problème avec un travail d'accueil du client, c'est qu'on est obligé de paraître de bonne humeur 24h/24. Dieu merci j'ai un don, un truc inné qui fait que d'une manière générale je suis souriant et de bonne composition. Mais faut pas pousser mémé dans les orties. Sinon elle sort son rouleau à patisserie, mémé. Au téléphone ce n'est pas trop un problème, car énerver le client tout en restant poli est devenu un sport. En face, c'est un problème différent, les personnes sont assurées de leur supériorité hiérarchique. Parfois en revanche, on tombe sur la perle, celle qui vous achève d'un sourire innocent et communicatif. Là le coeur s'écroule, les jambes tremblent, les pensées s'emmêlent. Boum boum boum. Flagada. De quoi bégayer si l'on ne se maîtrisait pas.
Grand, mince, un visage d'ange, un peu italien mais aux traits fins.
Il est photographe.
J'apprends plus tard qu'il a été assistant de l'autre. Je penserai à leur demander s'ils font partie d'une secte ou d'une association. Certaines personnes ont un pouvoir sur vous, auquel il est impossible d'échapper.
Une possession.

Ce qui est sûr c'est qu'une part de moi a changé.
Un peu comme une évolution pokemon en fait.

11 juillet 2005

U2// Vertigo Tour 2005


Et oui j'ai osé.
Je me suis dit que bon ça devait être un joli spectacle tout de même.
Et bien vous savez quoi: j'ai TRES bien fait !
Ce concert était énorme. Si vous n'aimez pas U2 évidemment ça n'aurait pas été génial.
Mais si les singles mielleux de la bande à Bono ne vous dérangent pas, alors vous auriez passé un moment d'exception. Des moyens à faire pâlir Madonna et Björk réunies, une énergie de dopé (là c'est sûr), et un show parlé français. Des efforts en accord avec le prix de la place. Une belle fête.

On notera les belles prestations (très attendues) en première partie
de Starsailor


et surtout de Snow Patrol



Une très bonne soirée.
Youpi yi youpi ya.

07 juillet 2005

La route oedipienne


Croquette a bien de la chance.
En tout cas c'est ce que pense régulièrement Camille. Un chat n'a pas à penser à comment vivre. Quelque soient ses préférences. Pour Camille tout va bien aussi. Il est hétérosexuel aux yeux de la plupart. Reste que pourtant il est bisexuel. Et croyez-le ou non mais pour Camille, être bisexuel semble bien plus dur qu'être homosexuel. Cela peut paraître pratique de pouvoir se cacher derrière une hétérosexualité normée. Mais allez faire comprendre aux gens que vous aimez les femmes mais que vous ne diriez pas non à un beau mec non plus. Là où Camille a le plus de problèmes c'est avec ses parents. Sa mère précisément. Son père a arrêté d'essayer de comprendre il y a longtemps déjà : "il se cherche, c'est tout, c'est normal d'avoir des doutes à son âge" dit-il nonchalament. Camille l'a pourtant affirmé : à 25 ans ce ne sont plus des doutes mais des certitudes. Il est bisexuel. Sa mère ne comprend toujours pas. D'habitude si positive et aimante, elle a accueilli la nouvelle comme si l'on condamnait son fils à la peine capitale. Larmes, inquiétude, perplexité : comment son fils pouvait-il être différent? C'était il y a 6 ans. Depuis elle ne cesse de lui demander s'il a une petite amie, esquivant volontairement son côté homo. Elle espère à coup sûr qu'en n'en parlant pas cela disparaîtra comme c'est venu ! C'est mal connaître son fils car plus elle refuse d'en parler, plus Camille s'obstine à ne fréquenter que des garçons. Oedipien, pense-t-il. Toujours est-il que l'homophobie latente de sa génitrice lui pèse. Au départ elle allumait des cierges dans les églises afin de "brûler les déviances" de son fils. Camille rigolait aux croyances vaudouesques de sa mère. Il essaie depuis de lui faire comprendre qu'avec cette affaire de bisexualité, il y a des chances pour qu'elle s'assoit sur ses futurs petits enfants. La matronne en rigole moyen moyen. Elle en devient même triste. Mais Camille refuse de rentrer dans le jeu de la culpabilité. Il est pédé s'il a envie de l'être tout comme il est hétéro s'il en a envie. Sa mère n'a aucun droit de regard. Il ne lui doit rien. Pas même des petits enfants. En revanche, elle commence à lui devoir des choses. Des excuses notamment. Cela fait plusieurs fois que Camille s'en prend dans les dents sans rien dire. Il retiendra le passage de sa mère qui s'insurge contre l'adoption par les couples homos, contre le mariage car comprenons-nous bien: c'est un non-sens d'essayer de simuler des familles quand on refuse une sexualité normale. Soit. Elle veut bouffer du pédé. Il va lui en donner, Camille, du pédé. Encore pire: du bisexuel. Histoire qu'elle garde dans un coin de sa tête qu'il n'est pas normal son fils, mais presque. C'est peut-être pour ça qu'il se sent bien avec Croquette. A tout problème oedipien sa solution. L'amour de Croquette est inconditionnel, comme l'est celui de sa mère. Mais en blessant Camille, sa mère a aussi mis du plomb dans sa propre aile. Et Camille préfère l'amour d'un chat qui ne saurait juger à celui d'une mère qui ne le fait que trop.

06 juillet 2005

Bilan Werchter 2005


Beaucoup de pluie pour cette édition. Beaucoup de soleil aussi.
Au final un bronzage idéal. De quoi bien accompagner l'humeur de vacancier que l'on a en quittant le festival.
On retiendra :

Les annulations de The Mars Volta, Kaiser Chiefs, Kasabian : F*CK
The Dresden Dolls : du génie
Soulwax : les magiciens du rythme
Roisin Murphy (Moloko) : envoutante
Kraftwerk : conceptuel & esthétique
Interpol : chic et trop court
Garbage : efficace
Athlete : jolie pop
KT Tunstall : beau filet de voix...
The Dears : romantique et mélodique
Bloc Party : efficace mais un peu trop pédant
Feeder : simple mais tellement agréable
Keane : toujours aussi chiant mais joli
Sarah Bettens : ex chanteuse de K's Choice, je l'attendais au tournant. On dira qu'elle a un joli groupe de reprises : le tiers du concert est dédié à ses propres chansons. Le reste sera du K's Choice bas de gamme qu'on aura quand même plaisir à entendre. Apparition inutile mais rassurante de Gert Bettens en fin de concert. Mouais.
R.E.M. : chiant par moment, jubilatoire par d'autres. De la vraie pop quoi.

Le reste n'a pas trouvé grâce à mes yeux.